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Sites touristiques

by Maïté Vanderbruggen last modified 2007-10-22 09:56

Venez découvrir les différents sites touristiques de la commune d'Orp-Jauche

 


L'église romane d'Orp-le-Grand





Joyau du patrimoine architectural de l'entité d'Orp-Jauche, l'église décanale d'Orp-le-Grand, dont Sainte-Adèle partage depuis 1948 la dédicace avec Saint Martin, l'apôtre des Gaules, est, avec la Collégiale de Nivelles et l'église de Bertem, un des sanctuaires "les plus représentatifs et les plus achevés de l'art roman en Brabant". Ce prestigieux monument de style roman mosan a succédé sur le site à trois constructions antérieures, toutes dédiées à Saint Martin, dont la plus ancienne remonte au VIIIe siècle, lors de la fondation d'un monastère par Sainte Adèle à Orp-le-Grand. Cette église primitive et celle qui suivit furent détruites lors des invasions et des troubles que connut la région aux IXe et Xe siècles. On ne connaît pas les raisons de la disparition du troisième sanctuaire. On sait par contre que c'est sur ses fondations que fut édi.ée au XIIe siècle l'église romane actuelle. Après avoir déjà été la proie des flammes en 1356 et en 1674, l'édifice sera à nouveau, le 13 mai 1940, ravagé par un incendie désastreux qui détruisit tout le mobilier mais laissa fort heureusement les murs intacts. La restauration d'après-guerre fut par bonheur particulièrement soignée. C'est ainsi par exemple que pour préserver l'homogénéité de ce merveilleux édifice, on alla même jusqu'à rouvrir dans le village une carrière abandonnée depuis longtemps pour en extraire la pierre d'Orp, la même que celle utilisée par les bâtisseurs au XIIe siècle. De plan basilical, l'église d'Orp-le-Grand comprend un imposant avant-corps (Westbau) d'inspiration rhénane, une nef à six travées, des bas-côtés, un transept bas et large fermé par deux arcs triomphaux et un choeur se terminant par une abside polygonale à trois côtés. Le tout est couvert d'un plafond en bois. Sous le choeur, les fouilles de la restauration ont permis de découvrir une magnifique crypte-halle dont la tradition locale avait toujours affirmé l'existence.


De mêmes forme et dimensions que le choeur, elle est voûtée d'arêtes soutenues par six piliers cruciformes d'inspiration écossaise (style scott). Le décor des murs de la grande nef fait de colonnes engagées portées sur pilastres et sommées d'arcatures entourant les fenêtres hautes, le tout reposant sur un cordon saillant, est dans sa simplicité d'une beauté raffinée. La décoration en arcature est reproduite à l'extérieur le long des murs gouttereaux. Les bas-côtés, le transept et le choeur sont éclairés par de larges baies aménagées au XVIIe siècle. Les vitraux modernes du choeur sont l'oeuvre du maître-verrier Michel Martens. Les murs extérieurs ont plus souffert de l'usure du temps et au cours des siècles, il fallut y remédier en utilisant les matériaux qu'on avait sous la main : grès, tuffeau de Lincent, pierre d'Orp et de Gobertange, silex et même la brique. L'avant-corps comportait à l'origine deux tours. Celle du sud se serait écroulée lors de l'incendie de 1674. Elle ne fut jamais reconstruite et ses matériaux furent récupérés pour réaliser les contreforts qui consolident aujourd'hui la tour restante et la façade du Westbau. La décoration intérieure est d'une grande sobriété. Du mobilier ancien, il reste la statue en bois de Sainte Adèle (XVIe siècle) et la chasse renfermant les ossements de la sainte, deux médaillons en bois sculpté attribués à Laurent Delvaux, un bénitier et des fonts baptismaux en pierre bleue des XVIe et XVIIe siècles.

Remarquable par ses dimensions imposantes et par la luminosité de la pierre d'Orp qui a servi à l'édification des murs intérieurs, notamment du vaisseau, ce prestigieux monument auquel la restauration de 1958 a rendu sa pureté originelle se distingue par son abside polygonale à trois côtés, sa crypte à piliers cruciformes, les arcs géminés de sa croisée et sa remarquable décoration intérieure et extérieure en arcature à l'étage. Ces particularités confèrent à l'édifice une originalité incontestable et un intérêt tout particulier.

L'église des Saints-Martin et Adèle d'Orp-le-Grand est reprise à l'inventaire du "Patrimoine Roman en Brabant wallon". L'histoire de ce témoin prestigieux de l'architecture romane en Belgique fait l'objet d'une
remarquable vidéocassette et d'une plaquette, toutes deux disponibles en librairie et à l'Office
du Tourisme.
 
 
 

Le Musée Archéologique Régional d'Orp-le-Grand


Installé en face de la Maison communale, ce musée présente des collections archéologiques d'objets provenant des fouilles exceptionnelles, voire uniques, effectuées dans la région : campement de plein air de chasseurs-cueilleurs magdaléniens
(+/- 12.000 ans avant J-C), minières néolithiques de silex, premier exemple d'industrialisation (+/- 5.000 ans avant J-C), village gaulois, exploitations agricoles (villae) gallo-romaines et sépultures mérovingiennes. Par ses collections tant locales que régionales, le musée s'attache à illustrer l'évolution de la pensée technique de l'homme, de la Préhistoire au Moyen Age.
Le musée se veut aussi dynamique. Il organise des promenades-découvertes du patrimoine, des excursions sauvages, des visites guidées tactiles pour adultes et un cycle de conférences. Il propose aux groupes scolaires des animations, des ateliers et classes de préhistoire au cours desquels l'enfant appréhende le passé à travers les gestes quotidiens de nos ancêtres et découvre et reconstruit la démarche de l'archéologue par le biais des diverses étapes de l'investigation scientifique.



En collaboration avec l'Atelier du Campagnol, le musée organise aussi des stages d'été alliant nature et préhistoire et développe, depuis 1992, les interfaces nature et culture. Enfin, il gère un centre de documentation pour enfants et adultes et publie un bulletin d'information intitulé "Jadis".

Dans le cadre du projet RURALIS (Centre de découverte et d’interprétation du monde rural), ce musée déménagera vers la ferme-fonderie.



 


 


 





 


Les grottes de Folx-les-Caves 



Les grottes de Folx-les-Caves sont un vaste ensemble de souterrains couvrant plusieurs hectares et s'étendant jusqu'à Jauche. Elles comprennent deux parties. On accède à la première, qui n'est actuellement pas ouverte au visiteur, par la rue des Grottes. L'entrée de l'autre partie se trouve sur la crête, le long de la route allant de Folx-les-Caves à Jauche (rue A.
Baccus). C'est au départ de cette dernière entrée que des visites guidées sont organisées. Suite impressionnante de galeries irrégulières, de hauteur et largeur variables, et surmontées de voûtes reposant sur d'énormes piliers, les grottes de Folx-les-Caves ont une origine aujourd'hui toujours controversée. Pour certains, elles dateraient de la préhistoire. Pour d'autres, elles auraient plutôt été creusées durant les premiers siècles de notre ère. Par le témoignage d'auteurs
romains dont Pline et Varron, on sait en effet que la tribu des Belges amendait ses terres cultivables avec un engrais de couleur blanche extrait du sol ...

Les souterrains de Folx-les-Caves servirent naturellement de refuge à de nombreux persécutés pendant les guerres et les périodes d'insécurité. Des prêtres réfractaires y célébrèrent les offices sous la Terreur. Pendant la dernière guerre, les caves furent utilisées comme abri par un mouvement de résistance. L'histoire locale a gardé le souvenir de Pierre Colon, audacieux brigand au XVIIIe siècle, qui dé.a les officiers de justice des seigneurs de Jauche pendant près de 19 ans.

Cerné à de nombreuses reprises dans sa maison qui communiquait directement avec les grottes, il leur échappait chaque fois en utilisant un passage secret. Il fut finalement capturé avec sa femme et tous deux furent pendus en 1769. Les souterrains servirent aussi à un usage plus paci.que. Vers 1886, un colporteur parisien, de passage à Folx-les-Caves, proposa de les utiliser pour pratiquer la culture des champignons. Celle-ci nécessite un certain degré d'humidité et une totale obscurité, conditions que l'on rencontre dans les grottes. Cette activité économique connut rapidement un grand succès et la production
de la champignonnière se répandit à travers toute la Belgique. La culture des champignons se ralentit peu après la dernière guerre. La motorisation de l'armée et la réduction du cheptel chevalin de nos fermes avaient en effet privé les producteurs de champignons de la matière première que constituait le fumier de cheval. Ce phénomène, joint à la chute des prix des champignons, provoqua l'arrêt de l'exploitation. Une confrérie gastronomique locale s'est attachée à promouvoir la culture du champignon de manière artisanale.

Peuplées de souvenirs, de légendes et de mystères, royaume de l'obscurité, des sorcières et des champignons, les grottes de Folx-les-Caves ne laissent certes pas le visiteur indifférent.


Musée du Corps de Cavalerie Français 1940 à Jandrain







Bref rappel historique :


10 mai 1940 : à l'aube, l'Allemagne nazie envahit la Belgique. Répondant à l'appel du Gouvernement de Bruxelles, les troupes françaises se portent à la rencontre de l'envahisseur. Dans la soirée, les premières unités du Corps de Cavalerie du Général Prioux arrivent à Orp-Jauche et dans la région. Opérant aux ordres de la 1ère Armée française, le Corps de Cavalerie, fort de deux divisions légères mécanisées (+/- 25.000 hommes et +/- 400 chars) a pour mission d'empêcher les troupes allemandes de prendre, avant le 14 mai au matin, contact avec la position de défense que la 1ère armée
doit venir préparer et occuper entre Ottignies et Namur. Le 11 mai, le Général Prioux déploie ses unités derrière la Petite Gette et la Mehaigne sur la ligne Tirlemont-Hannut-Huy. Commencés le 12 mai au matin, les combats iront en s'intensi.ant et
dureront jusqu'au 13 mai en .n de journée. Le champ de bataille s'étendra progressivement à tout le territoire de l'entité. Ce sera surtout la 3ème Division Légère mécanique, défendant le secteur nord entre Tirlemont et Hannut, qui sera soumise à rude épreuve puisqu'elle sera confrontée à l'effort principal de l'attaque allemande, menée par deux divisions Panzer (+/- 600 chars) et une division d'infanterie appuyées par une aviation maîtresse du ciel. Les Cuirassiers, Dragons et Artilleurs du Général Prioux feront courageusement leur devoir et rempliront la mission qui leur avait été confiée.


Malheureusement, le prix payé fut très lourd. Si quelques civils perdirent la vie durant la bataille, notamment à Jandrain, à Jauche et à Orp-le-Grand, ce sont, rien que pour Orp-Jauche, soixante et un officiers, sous-officiers et soldats de France qui tombèrent au cours de ces durs combats. Presque tous les villages de l'entité offrirent une sépulture provisoire à un ou plusieurs de ces braves. Aujourd'hui, un seul d'entre eux, le Maréchal des Logis Jean LEROUX du 11ème Régiment de Dragons Portés repose encore en terre d'Orp-Jauche, au cimetière d'Orp-le-Grand.

Créé le 06 avril 1959, ce musée fut d’abord installé dans un local, mis gracieusement à la disposition des promoteurs par les autorités communales de Jandrain, à l’étage du bâtiment de l’école communale.
En 2001, la commune d’Orp-Jauche, dont Jandrain fait partie depuis les fusions des communes, fit procéder à la restauration de l’ensemble de l’infrastructure du site de l’école.
En 2002, les collections du musée ont été redéployées sur deux niveaux dans la maison entièrement rénovée qui jouxte l’école. Voué au souvenir des combats livrés par le Corps de Cavalerie sur la " position de couverture ", le musée présente au visiteur des documents, cartes, photos, pièces d’équipement, armements, munitions, … de tous les régiments français qui ont pris part à ces combats. C'est autour du monument à la Cavalerie Française (dont question en page 22), de la tombe du
Maréchal des Logis LEROUX et du Musée du Corps de Cavalerie Français 1940 que se perpétue le culte du souvenir de ces journées tragiques de l'histoire de notre entité.



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